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Anecdotes

Le Padre Vander Goten se fait arrêter par les Policiers Militaires (PM) américains

Lorsque le Padre Van Dergoten, en visite auprès de blessés soignés dans un village voisin, apprit que le bataillon belge devait remonter en ligne, il voulut, au volant de sa jeep, rejoindre à grande vitesse le Poste de Commandement (PC) du Bataillon. En cours de route, il se fit, bien entendu, arrêter par de très sévères PM américains qui lui aboyèrent : " Do you know what speed you drive?" (Savez-vous à quelle vitesse vous conduisez?). Le Padre leur répondit : "I am Belgian and I have to go back to my unit because they go back in line" ( Je suis Belge et je dois rejoindre mon unité parce qu'elle monte en ligne). Le PM américain lui demanda alors " Are you those who came volonteerly to this war? " (Faites-vous partie de ceux qui sont venus volontairement participer à cette guerre?). Sur la réponse affirmative de Padre, l'Américain répliqua : " You must be crazy, drive on" (Vous devez être fou, allez circulez)

 

Conversation américano-belge rapportée par Jacky Van Tongerlo

La scène se passe lors d'un retour du front, à bord de l'un des chars américains sur lesquels s'étaient juchés quelques Belges dont le 1Sgt Jacky Van Tongerlo. Durant la traversée d'un village coréen, l'un des Américains demanda à ce dernier : " Are those houses like yours in Belgium?" (Ces maisons (*) sont-elles semblables aux vôtres en Belgique). Vexé, Van Tongerlo lui répondit : " I am from Geel, man! "( J'habite Geel, fieu!). La réplique de l'Américain fut stupéfiante : " Is that where the crazy people live? " (Est-ce là qu'habitent les cinglés ?)
Il faut savoir que Geel ( petite ville de la province d'Anvers )est mondialement connue pour le traitement de malades mentaux au sein de familles ....et c'est efficace.
(*) Ndlr : Il y a lieu de signaler qu'à l'époque, les maisons villageoises étaient des chaumines

 

De Rik Thijs et Rik Wouters en manœuvre en Turquie

Lors de la reconnaissance d'une position à occuper sur l'Imjin, Rik Thijs et Rik Wouters entrèrent en contact avec un capitaine anglais. Celui-ci leur offrit un morceau de tarte de sa fabrication que bien sûr ils acceptèrent et dont ils se régalèrent. De nombreuses années plus tard, durant une manœuvre en Turquie avec le 3 Para, ils furent présentés à un général anglais ( Général Reynolds) qui les les questionna sur leur passé militaire. Ils lui racontèrent avoir, à l'occasion, rencontré des militaires anglais en Corée, à l'Imjin. Le général désirant plus de détails, ils en vinrent à lui narrer l'histoire de la tarte. Le général leur signala alors:" Savez-vous qui était ce capitaine anglais?" C'était moi !!!

Le monde est vraiment petit

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Petit recueil d'anecdotes afin que le souvenir se transforme en sourire (extrait du matin calme ")

Baron Moreau de Melen
Ancien Ministre de la Justice et ultérieurement de la Défense Nationale.
Ancien Vice-président de la Ligue belge de la Sclérose en plaques. Ancien Commandant en second ad intérim du Corps de Volontaires belges pour la Corée.

Lorsque en Corée, notre Colonel ( Lieutenant-Colonel Crahaye) fut blessé, George Vivario et moi avons respectivement dû remplir durant quelques temps, les fonctions ad intérim de commandant de bataillon et de commandant en second.
Un jour, alors que nous inspections les travaux de défense de nos positions, nous avons marché sur un réseau de fil de fer barbelé attaché au bas d'une butte, au pied des positions de l'une de nos compagnies. A peine avions-nous fit quelques pas que je fis exploser une mine. Pas une seconde plus tard, George (Major Vivario) en fit exploser une autre. Échine courbée nous sommes revenus sur nos pas. Hors de danger, nous avons été pris d'une rire tonitruant puis avons quitté ce piège sur la pointe des pieds. Notre confiance en notre bonne étoile était telle que George me dit " Avec moi tu n'as rien à craindre" à quoi je répondis " C'est parfait car moi j'ai la baraka". Le plus beau de cette histoire est cependant que mon compagnon me confit en bon guerrier qu'il était, "J' vais faire en sorte que ce gars du génie anglais, qui a enfoui ses engins beaucoup trop profondément, se fasse taper sur les doigts. Nous aurions normalement dû être tués !!!!
Enfin, on prétend que la sentinelle de garde à la limite de la position, nous voyant revenir indemnes, rassura ses camarades effrayés par les explosions, en disant " Ce n'est rien, ce sont des majors qui s'amusent"

(Extrait du recueil "Événements vécus par 145 personnalités belges" édité par la Ligue Belge de la sclérose en plaques sous la présidence de la Princesse de Mérode )