Haktang-ni

"Broken Arrow"

Citation   belge 

 

Article 1 : - Le Corps de Volontaires pour la Corée est cité à l'Ordre du Jour de l'Armée pour :
" Installé en base de patrouilles, complètement isolé à trois kilomètres devant des lignes des NATIONS-UNIES,  sur les collines surnommées " BROKEN ARROW " à HAKTANG-NI (Corée), le  corps de Volontaires pour la Corée a résisté héroïquement au cours des journées des 11 au 13 octobre 1951 aux assauts répétés de troupes chinoises très supérieures en nombre. 
Malgré son effectif réduit, a réussi après trois jours de durs combats, à maintenir sa position intacte en infligeant à l'ennemi des pertes sévères"
   " Cette citation entraîne l' inscription " HAKTANG-NI (COREE) " sur le drapeau de cette unité."

Article 2 : - La fourragère 1940 est attribuée au drapeau du Corps  de Volontaires pour la Corée, qui a déjà fait l'objet d'une première citation,  par arrêté  n° 447 du 4 janvier 1952.

Article 3 - Notre Ministre de la  Défense Nationale est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 25 juin 1953

Signé  BAUDOUIN

 

Le Président de la République de Corée a cité le Bataillon belge et le Détachement de Volontaires luxembourgeois des Nations-Unies dans les mêmes termes.

 

Les Combats de Haktang Ni du 9 au 13 octobre 1951.
(Extraits de l'article du Lieutenant-Colonel Breveté d 'Etat- Major Vivario (+), commandant du bataillon belge sur la position de Broken Arrow, paru dans le livre "Les Belges en Corée" du Lieutenant-Général  A.Crahay)

 

Pour ces combats, le bataillon, incorporé à la 3 Division US avait été mis aux ordres du 15è Régiment US  " Can do". 3 US 15 Regt US

Le commandant de la 3 Division avait décidé de faire occuper par le bataillon belge, en base de patrouilles, les collines de Haktang-Ni, baptisées "Broken Arrow" par les Américains, (N.D.L.R. : à environ 3 Km en avant des lignes amies), en vue de faciliter les reconnaissances et d'assurer le débouché dans la plaine si l'offensive était reprise.
Le bataillon belge réduit à 560 hommes
, [N.D.L.R. : il ne comprenait plus que les compagnies B et C et la compagnie d'armes lourdes (AL)], était composé de recrues pour les 4/5è ; il disposait cependant d'un noyau ayant l'expérience du combat.
Après des reconnaissances préalables, le bataillon occupe Broken Arrow le 10 octobre. Cette colline d'environ 1500 mètres de long, rocheuse et dénudée, s'étend du sud au nord et domine la plaine d'une centaine de mètres. L'extrémité nord est la plus abrupte et la plus élevée ; au centre elle s'abaisse d'une cinquantaine de mètres pour se relever en un piton rocheux très escarpé à l'extrémité sud. Ce piton, bien que distant de 300 à 400 mètres de la position centrale ne pouvait être abandonné, son occupation par l'ennemi aurait permis à celui-ci de dominer à revers toute la position du bataillon. La compagnie C s'installa sur le sommet nord ; la compagnie B organisa la partie centrale de la crête aux pieds de laquelle s'installèrent les mortiers de 60 mm et le peloton de mortiers de 81 mm (de l'AL), le poste de commandement (PC) du bataillon, le poste de secours et le dépôt de munitions, tandis que le piton sud fut organisé en îlot fermé par la compagnie AL réduite à une quarantaine d'hommes. 

 [N.D.L.R. : En  effet, hors le peloton de mortiers de 81 mm, "le peloton de reconnaissance et de mitrailleuses commandé par le Lieutenant Ledant est divisé en deux et envoyé comme soutien dans les deux compagnies de fusiliers.Que restait-il de la compagnie AL ? : le peloton  de pionniers commandé par le Lieutenant Rousseau, 21 hommes ; le peloton "Canons" transformé en 48  heures en peloton  de mitrailleuses, commandé par le Sous-Lieutenant de Halleux, 12 hommes, et la section commandement soit le Capitaine Dargent, commandant de compagnie, le Lieutenant Francisse, commandant en second, le Sergent-major et 9 hommes dont trois Coréens". (Extrait d'un  article du Lieutenant Francisse paru dans le livre "Les Belges en Corée" du Lieutenant-Général A. Crahay)].  
Dès son installation, le bataillon fut soumis au tir de harcèlement d'une pièce d'artillerie chinoise de 76 mm. qui fit un mort (N.D.L.R. : le soldat Bogaerts) et quatre blessés. La nuit même, des patrouilles chinoises de quelques hommes vinrent sonder les positions des compagnies B et C et de la section MP qui défendait le  PC. Elles furent refoulées à la grenade. Le 11 octobre, la pièce d'artillerie de 76 mm reprit ses tirs sur le nord et le centre de la colline. Ces tirs provoquèrent de lourdes pertes : l'un d'entre eux, particulièrement meurtrier, tua le Sous-Lieutenant Van Driessche, le 1er Sergent Schouterden et les soldats Van Puymbroeck et Degroot tandis que, dans le courant de l'après-midi, neuf autres hommes dont cinq coréens furent blessés.
Dans la nuit du 11/12 octobre, un tir de mortiers de 60 mm en provenance du 317 (N.D.L.R. : une colline située à 500 ou 600 mètres à l'ouest de nos positions), s'abattit sur la compagnie B alors que je m'y trouvais. Nos mortiers 81 et l'artillerie divisionnaire les firent taire mais il me faut ici signaler un fait montrant le dévouement des soldats coréens qui, attachés comme porteurs de bataillon et admis au début avec réticence, devaient par leur courage et leur loyauté conquérir notre confiance et occuper au sein des compagnies une place importante. J’étais dès l’arrivée des premières bombes, entré avec mon radio dans un trou de fusilier où se trouvaient déjà fort à l’étroit un brancardier belge et son aide coréen ; celui-ci me voyant en béret me mit son casque sur la tête sans se soucier de sa propre sécurité.
Tout au long de la même nuit, l'ennemi lança de nombreuses attaques de peu d'envergure qui toutes furent repoussées.

Durant la journée du 12, un détachement du peloton  de reconnaissance commandé par le Lieutenant Ledant alla installer un avant-poste sur le 317 ; il y trouva et y détruisit une réserve de bombes de 60 mm laissées par les attaquants de la veille. En fin d'après-midi, ce détachement fut retiré et, par précaution, une concentration d'artillerie fut réglée sur cette position. Bien nous en prit car, vers 19 heures, dans l'obscurité tombante, de nombreux groupes ennemis furent aperçus s'infiltrant vers le sud, un à deux kilomètres au nord-ouest de nos positions. Leur nombre et plus encore la précipitation avec laquelle ils entamaient leur mouvement avant l'obscurité ne laissaient aucun doute quant à l'importance de l'attaque qui nous attendait. Depuis le 22 avril à l’Imjin, c’était la première fois que les Chinois entamaient une opération avant la nuit complète. Dès que nous estimâmes que ces troupes étaient arrivées à l’abri du 317, une violente concentration d’artillerie les prit à partie, concentration répétée par intermittence toute la nuit. Ces tirs qui se révélèrent meurtriers retardèrent l'attaque réelle qui ne fut lancée que vers 23h30.
La première alerte fut donnée par des coups de feux des sentinelles du peloton de pionniers. Ils étaient dirigés sur les Chinois qui, avançant dans un silence parfait, commençaient à tailler, à coup de pince, des brèches dans nos barbelés. Au même instant, sur l'arrête, ils avaient fait sauter une charge dans les barbelés barrant le crête et  se ruaient dans la brèche. Ils furent arrêtés par le feu à bout portant des lance-flammes de quelques pionniers sous les ordres du Sergent Caudron et du fusil-mitrailleur du soldat Klausing que devait être tué sur son arme peu après.
Simultanément de nombreux ennemis s’étaient engagés entre la compagnie AL et la compagnie B et attaquaient ces compagnies et le PC du bataillon. Le Sous-Lieutenant de Halleux de la compagnie AL, inquiet du sort de l’équipe de repérage d’artillerie américaine qui se trouvait à l’extrémité nord de sa position, se porta à leur aide et tomba mortellement frappé.
A ce moment la situation de la compagnie était réellement critique. Elle était attaquée de toutes parts et soumise à un violent tir de mortiers. Son peloton de pionniers était aux prises avec un ennemi quatre ou cinq fois plus nombreux et qui l'avait partiellement coupé du PC de la compagnie.
D’autre part, coordonnées par des fusées partant successivement de l’ouest, du nord et de l’est, des attaques soutenues par mortiers et mitrailleuses se déclenchaient sur le restant du bataillon. Mis au courant par le Capitaine Dargent, commandant la compagnie AL, de sa situation, je ne pouvais que lui redire l’ordre de tenir à tout prix cette position essentielle, sans pouvoir lui promettre d’autres secours que des barrages d’artillerie qui l’encagèrent bientôt au plus près. Entre-temps l’ennemi avait pénétré dans la position couvrant le PC et occupait fortement la crête entre celui-ci et la compagnie AL. Sa présence empêchait l’envoi de renforts en munitions ou en hommes comme l’évacuation des blessés.
Grâce à Dieu, le Capitaine Dargent, dont l'esprit de décision et le sang-froid communicatif devait tirer le bataillon de ce mauvais pas, avait immédiatement repris la situation bien en mains ; plaçant lui-même à son PC, simple trou au sommet du piton, une mitrailleuse face au sud, il couvrit les pionniers auxquels il donna l’ordre de se replier vers le sommet. Ce regroupement permit d'arrêter à bout portant plusieurs assauts chinois. D'autres assauts lancés contre la compagnie AL puis contre les positions des compagnies B et C et du PC se révélèrent tout aussi infructueux. Vers trois heures, des fusées chinoises furent tirées et peu après les tirs cessèrent. L'attaque ennemie avait échoué.
A quatre heures nous constations avec étonnement et soulagement qu'après cette nuit de combats si acharnés, nous n'avions à déplorer que quatre morts et six blessés dont quatre Coréens. Par contre, les pertes ennemies furent très élevées : au matin il restait encore une centaine de cadavres abandonnés sur les flancs des positions.
Il est toujours un peu illusoire de vouloir reconstituer le plan de l’ennemi après la confusion de tels combats. Cependant l’ensemble des pertes subies par l’ennemi, les unités signalées aux cours des combats, le nombre et l’origine des signaux lumineux permettent de conclure que les Chinois avaient monté une opération de plusieurs bataillons .Il semble que le plan de celle-ci consistait dans la prise par une force de deux à trois compagnies du piton de la Cie AL. Une fois celui-ci conquis et servant de base de feu les autres unités, qui dés le début avaient engagé les compagnies C et B, seraient passées à l’attaque générale.
Durant la journée du 13, la 3è Division donnait l'ordre de repli. Celui-ci qui devait resté caché à l'ennemi, s'effectua par échelon au cours de la journée sous le couvert de tirs d'artillerie et de fumigène. Un seul incident marqua ce repli : le capitaine Etienne Gailly fut blessé par un trip-flare ou une mine folle, blessure peu grave en soi mais qui devait coûter à notre excellent marathonien et à la Belgique l'espoir de gagner le prochain Marathon Olympique.

Les pertes du  bataillon durant l'ensemble des combats de Haktang-Ni s'élevèrent à 10 morts et 14 blessés

 

Morts au champ d'honneur durant la bataille de Haktang-Ni
*  BOGAERTS F.   Sdt   10/10/51   HAKTANG-NI
* DEGROOT C.   Sdt   11/10/51 HAKTANG-NI   
 * SCHOUTERDEN C. 1Sgt 11/10/51   HAKTANG-NI   
* VAN DRIESSCHE W.   SLt 11/10/51   HAKTANG-NI   
* VAN PUYMBROECK  A.   Sdt   11/10/51   HAKTANG-NI   
* CHIRY J.   Sdt   12/10/51   HAKTANG-NI   
* DEPREE J.   1Sgt    12/10/51   HAKTANG-NI   
*-CAUDRON C. Sgt   13/10/51   HAKTANG-NI   
 **de HALLEUX J.   SLt   13/10/51   HAKTANG-NI   
* KLAUSING R.   Sdt   13/10/51   HAKTANG-NI   

 * : Furent, à titre posthume, nommés Chevaliers de l'Ordre de Léopold II avec palme et se sont vu décorés de la Croix de Guerre 1940 avec palme, avec la citation individuelle suivante:"Est mort en brave au service des Nations Unies"
** : Etant dèjà Chevalier de l'Ordre de Léopold II avec palme et décoré de la Croix de Guerre avec palme (guerre 40-45) a été nommé, à titre posthume, Chevalier de l'Ordre de Léopold avec la situation suivante :"Est mort en brave au service des Nations Unies"

 

Extraits d'une lettre de félicitations écrite par le Général SOULE, commandant de la 3è US Division 
(Traduction libre )

 

Aux commandant, officiers et soldats du BUNC,

Nous vous adressons nos félicitations et nos louanges pour la splendide action de votre bataillon sur la colline 391 près de Haktang-Ni dans la  nuit du 12 au 13 octobre 1951.

En  exécution des ordres de la 3è Division, votre bataillon a établi une base de patrouilles sur la colline 391. Il  y a été soumis à des feux démoralisants d'artillerie et de mortiers et à des attaques de reconnaissance pendant plus de 24 heures. Dans la nuit du 12 au 13 octobre, l'ennemi croyant incontestablement qu'il avait bien reconnu votre dispositif, lança une reconnaissance en force, suivie d'une attaque bien organisée et préparée, visant à submerger votre position  et à  détruire votre bataillon. L'attaque fut si sérieuse qu'elle perça le  réseau de barbelés du périmètre et que quelques ennemis pénétrèrent dans la position.

Le BUNC remplit sa mission d'une manière digne des plus grands éloges. Il repoussa chaque tentative de l'ennemi de   submerger la position et infligea à celui-ci des pertes tellement lourdes qu'il fut obligé de renoncer à ses tentatives et de se retirer.

........

Cette action démontra que l'entraînement dans votre bataillon, de tant de nouvelles recrues, fut bien mené et fut efficace. Vos hommes, quoique 85% d'entre eux fussent engagés en Corée pour la première fois, se conduisirent comme des vétérans et peuvent être fiers de leur action.

                                                                                                     Robert N. Soule

                                                                                                 General Major USA

                                                                                                      Commandant

 

Citations individuelles à l'ordre du jour du bataillon

Capitaine DARGENT

A commandé la  compagnie armes lourdes  depuis sa création avec compétence et autorité. A montré en toutes circonstances un jugement sûr et un  froid courage qu'il savait communiquer à toute son unité.
 Chargé avec deux pelotons de sa compagnie, de la défense d'un piton rocheux isolé dominant la position du bataillon, il maintint cette position furieusement attaquée par un ennemi très supérieur en nombre, lui infligeant des pertes considérables et détruisant tout ceux qui avaient pénétré dans la position d'un peloton. Il sauva ainsi l'ensemble du bataillon d'une destruction très probable.
Au cours de cette action, déplaça lui-même la mitrailleuse de réserve de son poste de commandement, et stoppa ainsi l'assaut ennemi à quelques mètres de celui-ci.
Suite  à cette citation, a été nommé Chevalier de l'Ordre de Léopold II avec palme et a été décoré de la Croix de Guerre 1940 avec palme

Caporal DEPRINS

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, au poste avancé, a fait preuve d'un mépris absolu du danger. Après avoir vidé tous les chargeurs de son fusil-mitrailleur, tenta d'arrêter l'assaut ennemi par son lance-flamme. Celui-ci s'enrayant, il ne perdit pas son sang-froid et couvrit alors, en lançant un grand nombre de grenades, le lance-flamme de son coéquipier. A court de munitions, il se replia vers son adjoint de peloton à qui il emprunta des grenades, ce qui lui permit au cours du repli de sauver la vie  de son adjoint de peloton et de son chef de section.
Etant avec deux camarades dans un trou, et voyant au-dessus de lui un chinois, la mitraillette braquée, il dégoupilla une grenade et la déposa calmement entre les pieds de l'adversaire qui fut tué.

Suite à cette citation, s'est vu décerner la Décoration militaire de 2è classe

Sergent CAUDRON

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, resta à la tête de son peloton jusqu'à la dernière minute et se replia le dernier vers le poste de commandement de la compagnie en couvrant  le repli de son peloton. Grièvement blessé au cours de cette action, il décéda des suites de ses blessures durant la nuit.

Suite  à cette citation, a été nommé Chevalier de l4Ordre de Léopold II avec palme et s'est vu décerner la Croix de Guerre 1940 avec palme avec la citations suivante : "Est mort en brave au service des Nations Unies

Soldat KLAUSING 
 et a obtenu la Croix de Guerre 40 avec palme avec la citation suivante:" Mort en brave au service des Nations Unies".

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, par le tir nourri et ininterrompu de son fusil-mitrailleur, couvrit les tireurs de lance-flammes, infligeant à bout portant des pertes considérables à l'ennemi. Il fut tué à son poste pendant cette action.

Suite  à cette citation, a été nommé Chevalier de l'Ordre de Léopold II avec palme et s'est vu décerner la Croix de Guerre 1940 avec palme avec la citations suivante : "Est mort en brave au service des Nations Unies

Soldat RAUSSIN

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, lors du débordement que l'ennemi tenta pour prendre à revers le poste de commandement de la compagnie, d'initiative déplaça sa mitrailleuse et par un feu nourri et ininterrompu, enraya la tentative de l'ennemi.
Suite  à cette citation, a été décoré de la Croix de Guerre 1940 avec Lion de Bronze 

Caporal FRIEDRICH

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, par son calme et son sang-froid, protégea par un tir nourri et ininterrompu de son fusil-mitrailleur le repli de son peloton, infligeant à bout portant des pertes importantes à l'ennemi.
Suite  à cette citation, a été décoré de la Croix de Guerre 1940 avec Lion de Bronze 

Soldat VAN LOOY

La nuit du 12 au 13 octobre 1951, étant de garde au poste avancé sud, par son sang -froid et mépris absolu du danger, stoppa net de premier assaut ennemi par son tir au lance-flamme à une distance de 15 mètres. Cette mission accomplie, il assura par le feu de  son fusil-mitrailleur, le repli de son chef de peloton.
Suite à cette citation, s'est vu décerner la Décoration militaire de 2è classe

Sergent GOOSSENS


 
La nuit du 12 au 13 octobre 1951,  couvrit le repli du peloton de pionniers par un feu nourri et ininterrompu de sa pièce et enraya l'attaque ennemie vers le poste de commandement  de sa compagnie. Son mépris absolu du danger lui permit de remplir sa mission de protection du  poste de commandement  pendant toute la nuit.

Adjudant DEBUCK

Le 13 octobre 1951, accompagnant pour conduire de jour une patrouille de reconnaissance dans les positions ennemies, malgré le feu d'armes légères, d'armes automatiques et de mortiers qui harcelaient son peloton de trois côtés, a rempli sa mission avec calme, intelligence et précision. A ramené son peloton dans les lignes amies sans aucune perte grâce à son sang-froid et à son ascendant sur les hommes.

Sergent VAN TONGERLOO

Le  13 octobre 1951, accompagnant comme observateur une patrouille de reconnaissance, est parvenu à rapporter des renseignements précis sur les positions ennemies, malgré le feu de mortiers et d'armes automatiques qui harcelaient la patrouille de trois directions différentes.
Suite  à cette citation, a été décoré de la Croix de Guerre 1940 avec Lion de Bronze 

Sergent GADEYNE

Le 13 octobre 1951, chef de patrouille de reconnaissance dans les positions ennemies, a dirigé sa patrouille avec courage, protégeant l'observateur et accomplissant sa mission malgré le feu nourri de mortiers et d'armes automatiques.
Suite à cette citation, s'est vu décerner la Croix de Guerre 1940 avec palme.

 

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