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Once up on a Time
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HISTORIQUE

DPériode précédent la date où notre Bataillon Belge prit part au combat en Corée.

 

 

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Le début de la Guerre de Corée fut une guerre cruelle qui eut lieu sur un terrain montagneux et félon, dans une chaleur extrême et un froid âcre dans la neige et la glace, la boue, la pestilence et la poussière étouffante, et tout cela dans un fin fond ténébreux de la terre.

Un officier d’état-major Américain qui participa à la Deuxième Guerre Mondiale déclara : ″La Guerre de Corée fut la guerre la plus difficile de l’Histoire des Etats Unis.″

La Guerre de Corée fit craindre à beaucoup que la Troisième Guerre Mondiale était sur le point d’éclater. Une immense confrontation dans une époque de panique mais aussi d’un courage héroïque. Une époque de désistement et d’attaque, de mésententes et impairs.

″La Corée était pendant l’été et l’arrière-saison de 1950 l’endroit le plus immonde où je suis allé.″, déclara l’officier cité plus haut. Au cours des années de la Guerre de Corée, près de 4 millions de gens décédèrent, presque 10 fois autant que pendant les 10 ans de Vietnam. Ce fut le moment le plus critique de la Guerre froide, un champ de bataille sur lequel l’emploi d’armes nucléaires était sinistrement proche. Les superpuissances de la Seconde Guerre Mondiale se trouvaient pour la première fois les yeux dans les yeux.

Aujourd’hui la Guerre de Corée est presque oubliée. Ce fut une guerre atroce pour s’en remémorer. Une Guerre Oubliée, excepté pour ceux qui y étaient. Un GI dit à son camarade ″Nous irons, c’est sûr et certain, au ciel car maintenant nous sommes déjà en enfer

La péninsule asiatique à ce jour encore appelée ″Le Pays du Matin Calme″, fut réveillée au jour naissant du 25 juin 1950 par une inattendue attaque en masse des Communistes Nord-Coréens. Leur message était sans ambiguïté, clair et net :

Incorporer la Corée du Sud sous domination Communiste.
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Le Premier Nord-Coréen KIM-IL-SUNG envoi 100.000 hommes bien armés et bien entraînés à l’assaut. Ils submergèrent la Corée du sud et surprirent la vaillante mais mal équipée Armée Sud-Coréenne. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte, à l’unanimité, une résolution avec le message que les Sud-Coréens doivent recevoir toute l’aide qui est nécessaire pour repousser l’attaque.

Le Président des Etats-Unis TRUMAN, croyait que l’invasion était une manœuvre de diversion pour une invasion de l’Europe de l’Ouest par la Russie. Il envoya immédiatement, sur le conseil du Général MacArthur, général légendaire de la Deuxième Guerre Mondiale qui à la retraite des Philippines dûe aux Japonais, prononça les mots légendaires :

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JE REVIENDRAI, (“I’LL COME BACK”)

 

 

 

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540 soldats Américains de l’Armée d’Occupation de MacArthur au Japon furent immédiatement envoyés vers la Corée sous le nom de TASK FORCE SMITH (Corps Expéditionnaire Smith). On croyait que cette Task Force était notamment la mieux équipée contre les chars. Leur mission était d’arrêter la progression des chars Nord-Coréens. On espérait que cette Unité ne s’enfuirait pas en voyant ces chars Russes. C’est à Osan (Corée) en juillet 1950 que la Task Force Smith et les chars Nord-Coréens s’affrontèrent pour la première fois. Une colonne de chars T-34 Russes arriva tout droit sur l’Unité anti-chars enterrée. Avec leurs soi-disant armes anti-chars de la Deuxième Guerre Mondiale ils atteignirent les chars mais ceux-ci continuèrent normalement à rouler en avançant. Il y eut un énorme désappointement chez les Américains qui furent submergés


ThumbnailEn tout 155 victimes tombèrent et les autres se retirèrent. Le moral de ces hommes s’effondra et ils furent la proie à la BUG-OUT Fever, la maladie la plus contagieuse qui peut se déclarer parmi les soldats. La panique résultant de celà se répandit radicalement vite. Dans la pluie et le chaos beaucoup d’hommes errèrent pendant de nombreux jours dans le plat pays et essayèrent d’atteindre l’abri de l’arrière. Les hommes étaient hystériques de peur et couraient égarés dans les rues. Un correspondant de guerre Américain, qui avait été un ″Marine″ (fusilier marin US) durant la Deuxième Guerre Mondiale n’en croyait pas ses yeux. C’était pitoyable de voir les soldats américains être battus ainsi.

Il y avait de la misère et de la frustration. La plus forte Grande Puissance de tous les temps était, 5 ans après la glorieuse victoire sur le Japon, humiliée et battue dans un pays que beaucoup de ces soldats Américains ne savaient même pas qu’il existait. A la mi-juillet l’Armée Nord-Coréenne avec ses chars, marcha vers le Sud, exactement comme la Blitzkrieg (Guerre éclair) des Allemands en 1940, qui déchaînée traversa la Belgique et la France. Les Américains et les Sud-Coréens regardèrent impuissants et se préparèrent au pire. Maintenant seulement découvrit-on où se situait la Corée et immédiatement vint la question :

Que venons-nous faire ic

 

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Lorsque l’affaire devint critique, le Conseil des Nations Unies nomma l’homme le plus puissant d’Asie comme Commandant en Chef, le Général MacArthur. Ce Général engage immédiatement sa Division favorite, à savoir la 7ème Division de Cavalerie US. Il vivait vraiment encore dans une ivresse de victoires et estima mal la situation en Corée. Il croyait que les Nord-Coréens étaient des semi indigènes et plus loin il oubliait que son Armée n’était plus celle de 5 ans auparavant.

Les Nord-Coréens laminèrent les ROK (Republic of Korea = République de Corée) et les troupes Américaines, et ceux-ci furent refoulés jusqu’à 50km de la Ville portuaire de PUSAN. Les Américains croyaient qu’ils seraient vite retirés de Corée.

 

 

ThumbnailAlors, une Brigade de Fusiliers Marins US (US MARINES), fut jetée dans la bataille. Sur les collines du côté Sud de la rivière NAKTONG, les Américains tinrent bon malgré de violentes attaques et les tirs mortels d’artillerie. Le général WALKER ne se retira plus d’un mètre et ce fut le début de la contre-offensive. Ils occupèrent les collines près de WAEGMAN (première halte du Bataillon Belge en 1951). ll faisait une chaleur suffocante et on se battait pour chaque colline. La bataille se déplaçait d’un côté à l’autre.

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Grâce à un débarquement audacieux à INCHON, les troupes des Nations Unies prirent l’initiative en main. Les Communistes durent faire retraite par delà le 38ème Parallèle. Les Américains étaient sur leurs talons. Les troupes des Nations Unies étaient déjà renforcées par les Canadiens, les Français, les britanniques, les Turques et les Hollandais.

 

ThumbnailFin novembre, la victoire totale est presque acquise, mais MacArthur ignore les rumeurs que le leader Chinois MAO aurait envoyé des troupes Chinoises d’une force de 250.000 homme, de peur que les Américains n’envahissent la Chine.

Le 27 novembre 1950, le Xème Corps US court dans le piège. 100.000 Chinois les attendent dans les collines tout autour.

 

LE RESERVOIR DE CHOSIN

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Les valeureux Fusiliers Marins Américains furent assaillit par un froid mordant de MOINS 40 DEGRES, ils perdirent 10.000 hommes. La 7ème Division d’Infanterie reçut également de forts coups. Un droppage aérien tomba dans les mains Chinoises et la route de la retraire vers HAGARU est coupée.

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Les Chinois qui avaient envahis la Corée, chassèrent les troupes des Nations Unies, cela supposait amener une suite dramatique. Une nouvelle Guerre Mondiale se prépare‼ MacArthur avait un énorme EGO. Il ne pouvait jamais avoir tort et met la faute sur le Gouvernement TRUMAN. Mais l’épouvantable retraite commence. Le Xème Corps se regroupe dans des circonstances inhumaines et atteint le port de HUNGNAM d’où ils peut s’extirper, épuisés mais quand même déterminés.

La vague d’assaut Chinoise entière continue son chemin. Ils chassent les troupes des Nations Unies jusqu’en dessous du 38ème Parallèle. La panique s’installe. La chance existe d’une défaite totale pour l’ONU. Dans son EGO, MacArthur demande :

 

 

50 BOMBES ATOMIQUES !!!!!!Thumbnail

Truman est disposé à donner l’autorisation car il avait déjà utilisé deux fois la bombe atomique contre le Japon. Mais les alliés en avaient peur, car alors la guerre nucléaire en Europe serait irrémédiable. Le Premier Ministre d’Angleterre ATLEE vole vers les Etats-Unis et peut faire changer d’avis Truman.

Les troupes des Nations Unies se retirent complètement et Séoul tombe pour la deuxième fois aux mains des Nord-Coréens et INCHON est complètement détruit par les Américains.

 

 


Une étrange coïncidence est le début du tournant de l’invasion de la Corée par les Nord-Coréens.

Thumbnail Le 23 décembre 1950, le Général Walker, Commandant du VIIIème Corps d’Armée, meurt dans un accident et est remplacé par le Général RIDGWAY, un officier Para qui s’était distingué dans la Deuxième Guerre Mondiale en Sicile, Normandie et les ARDENNES. Il reçoit l’appui complet du Général MacArthur. Ce Général Ridgway, rétablit l’esprit de combat dans la VIIIème Armée d’une effarante et courte manière. Les troupes reçurent de la meilleure nourriture, de l’équipement, des munitions et de l’armement. Sa tactique : attaquer les Chinois dans les collines. Et cela donna de stupéfiants résultats.
Le Commandant des troupes Chinoises fait aussi une faute complète d’estimation. Ses troupes s’étaient trop décalées, de sorte que le chemin de l’approvisionnement devenait trop long, en outre leur spirit est parti et les troupes sont d’indociles et mal entraînés miliciens. Puis vinrent aussi les formidables appuis aériens qui firent que les Chinois n’osaient plus attaquer en plein jour et se cachèrent dans de grands tunnels. Cette guerre absurde se retourna de nouveau complètement. Les Chinois sont repoussés jusqu’où ils avaient commencés, mais encore 54.000 soldats moururent dont 107 Belges et aussi 148.000 civils

Général Ridgway


Après le renvoi du Général MacArthur, il devint en avril 1951, Commandant en Chef des troupes des Nations Unies en Corée et arriva dans la Guerre de Corée une espèce de situation de blocage par laquelle les pourparlers de paix commencèrent, qui toutefois durèrent encore 2 ans

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Considération générale

Thumbnail Sur la lointaine péninsule asiatique le Monde a à peine échappé à une catastrophe inimaginable qui aurait demandé des millions et millions de victimes, peut-être bien la fin de notre existence en Europe. Le prix payé, serait des millions de vies humaines, dans une guerre infernale qui éprouva la capacité des gens de survivre, de tolérer et de résister. Encore très peu de gens connaissent l’histoire de la Guerre de Corée, ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Bientôt il n’y aura plus de vétérans de Corée, je crains alors aussi que la présente ″Guerre oubliée″, deviendra la ″Guerre disparue″, ce qui se peut, mais jamais ne peuvent être oubliés, ceux qui donnèrent leur vie pour la PAIX.

 

ThumbnailPar le cdt b.d. Dillen Jan chef de peloton Cie B 1954-1955. (Web master)
Traduction par notre frère d'armes Guillaume Vanattenhove

 


 

L'Histoire du Bataillion Belge en Coreé

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Historique

Par le Commandant en retraite G. de Buck et le Colonel honoraire B.E.M. M. Watthé

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Le Cdt e.r. Gaëtan de Buck, Chef de peloton en Corée de 1950 à 1952, Vice-Président de la Fraternelle Royale du Corps de Volontaires pour la Corée (F.R.C.V.C.)

Le 25 juin 1950, l'armée nord-coréenne envahit le sud du pays avec des centaines de chars et l'appui de nombreux avions, dans le but de réaliser une unification forcée du pays sous régime communiste.

Comment était-on arrivé à cette situation?

Après la défaite du Japon en 1945, la Corée fut libérée après 40 ans d'occupation nipponne. Le monde était alors divisé en deux zones d'influence opposées. (Conférence de YALTA en février 1945). L'URSS occupa la partie nord du pays, les Américains étendant leur influence dans la partie sud de la Corée.
Les Nations Unies décidèrent d'organiser des élections démocratiques dans tout le pays, mais se heurtèrent au refus de l'URSS et en 1948 naissait après des élections dans la partie sud, la République de Corée du Sud.
Au nord, les communistes créèrent la République "Démocratique " de Corée. Le rideau de fer tomba entre les deux parties du pays, le long d' une ligne de démarcation suivant à un peu près le 38è parallèle.
Les communistes mirent sur pied une armée de dix divisions équipées de centaines de chars et d'avions soviétiques. En Corée du Sud, environ 500 conseillers militaires américains (KMAG = Korean Military Advisors Group)) constituaient le cadre d'une armée mal entraînée et sous-équipée. Et c'est cette armée , qui après avoir livré de violents combats de retardement, se vit forcée au bout de trois jours, de laisser la capitale Séoul aux mains de l'ennemi.

Intervention des Nations Unies

Le jour même de l'agression, le 25 juin 1950, les États-Unis demandèrent la réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU. Celui-ci, en l’absence de l’URSS, condamna l’agression communiste et demanda aux pays membres de soutenir la Corée du Sud, quoique ce pays ne soit pas membre des Nations Unies. Vingt-deux pays répondirent à cet appel : 17 fournirent des forces armées terrestres, aériennes et navales ; les 5 autres un appui médical. Les États-Unis furent chargés du commandement de toutes les forces armées de l’ONU.

Il est certain qu'une troisième guerre mondiale a été évitée par la décision de l'ONU de sauver une démocratie naissante vouée à l'extermination.

Intervention de la Belgique

Le principe adopté par les Nations Unies était que toute intervention des forces de l'un de ses membres devait comprendre au moins la valeur d'un bataillon.
En plus de l'effort de réarmement de l'armée belge qui était en cours, la Belgique décida de fournir une unité opérationnelle pour la Corée.
Comme la Constitution Belge interdit l'envoi de miliciens sur des théâtres d'opérations hors frontières, le gouvernement décida la formation d'une unité de volontaires de la force d'un bataillon d'infanterie.
Il faut par ailleurs noter que les mesures d'assistance décidées par la Belgique le 22 juillet 1950, prévoyaient également la participation de trois appareils DC-4 au "Pacifique Air lift". De nombreux volontaires furent d'ailleurs transportés soit à l'aller soit au retour de Corée, par ces avions SABENA qui rentraient régulièrement en Belgique pour révision.

Le Corps de Volontaires pour la Corée

Plus de 2000 candidats furent examinés aux Centres de sélection de Gand et de Namur et c'est le 18 septembre 1950 que les Officiers et les Sous-officiers arrivèrent au Centre des Commandos de Marche-les-Dames pour y subir un premier et rude entraînement.
Le 2 octobre, les volontaires agréés, au nombre de +/- 700 rejoignirent le camp de Bourg-Léopold et le 7 octobre, l'unité de régime linguistique bilingue - un bataillon à l'organisation légèrement modifiée - reçut la dénomination de "Corps de Volontaires pour la Corée". En Corée, le commandement américain le baptisera BUNC ( Belgian United Nations Command). Peu après, le bataillon belge fut rejoint par un peloton constitué de Volontaires du Grand-Duché de Luxembourg . Le 3 novembre 1950, un drapeau lui fut attribué ; il lui sera remis solennellement le 8 novembre 1950 par le Prince Royal BAUDOUIN.

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Une instruction courte mais très poussée par le réalisme des exercices, fut dirigée par les instructeurs du Régiment Para-commandos et se termina par la remise du BÉRET BRUN qui devait devenir célèbre. Ce béret brun s'orne d'un insigne qui symbolise les deux communautés belges: un goedendag pour les Flamands et une francisque pour les Wallons. La croisade que les Volontaires allaient accomplir est concrétisée par un heaume de chevalier brabançon et par un écu frappé du Lion Belgique. Le badge BELGIUM orne les manches du blouson

 

Le 11 novembre 1950, le Bataillon complet défila à Bruxelles devant le Soldat Inconnu.
L'instruction se termina aux camps d'Elsenborn et de Brasschaat où des exercices à balles réelles et feux de barrage furent mis sur pied.

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Enfin, le 18 décembre 1950, le bataillon belgo-luxembourgeois quitta le port d'Anvers pour une longue traversée sur le peu confortable KAMINA pour arriver à PUSAN le 31 janvier 1951.
Entre-temps, suite à l'intervention chinoise, les forces de l'ONU avaient connu de graves revers en Corée du Nord. Durant le voyage, les Belges se demandèrent d'ailleurs s'ils n'allaient pas arriver en pleine débâcle ou trop tard. Heureusement, le Bataillon aura l'occasion, en de nombreuses circonstances, de faire preuve de son esprit combatif et de sa capacité professionnelle, conquérant ainsi l'estime et la confiance de toutes les unités alliées.

 
 
 
 
Les Commandants de Bataillon
-Durant les hostilités

 

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LtCol BEM CRAHAY :
28/09/50 - 21/11/51

 LtCol PIRLOT:
27/02/54-27/08/55
Lexique :

LtCol = Lieutenant- Colonel BEM = Breveté d'Etat- Major

 LtCol BODART:
12/07/53-19/12/53

-Après l'armistice

LtCol GATHY :
13/02/53 -12/07/53
LtCol BEM VIVARIO :
23/02/52 - 13/02/53
LtCol BEM COOLS
21/11/51 - 23/02/52
Nota Bene : Entre le 19.12.1953 et le 27.5.1954, le Major Brichant a exercé le commandement par intérim
Le drapeau - Les citations

Pour sa bravoure et sa conduite exemplaire, le Bataillon a obtenu six citations : quatre belges, une américaine et une coréenne. Le drapeau porte en lettres d'or les lieux où ces citations ont été méritées.

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IMJIN : Bataille de l'Imjin du 22 au 26 avril 1951;

HAKTANG-NI: Combats du 10 au 13 octobre 1951

CHATKOL: Combats de mars-avril 1953

CORÉE-KOREA: 31 janvier 1951-27 juillet 1953195

 

 

Ces quatre citations valurent au drapeau l'octroi de la fourragère de l'Ordre de Léopold.

La "Croix d'Honneur et du Mérite Militaire en vermeil attribuée au drapeau par le Gouvernement du Grand-duché du Luxembourg lui a été remise le 27 mai 1994

La participation du Bataillon à une guerre "locale" mais totale et meurtrière.

Le Bataillon mena toutes ses opérations offensives et défensives sur un terrain difficile, très accidenté, au climat défavorable, avec des étés brûlants et poussiéreux, des hivers sibériens, des averses de 24 h et l'omniprésente boue due à la mousson. L'ennemi était fanatique, de loin supérieur en nombre et mieux adapté au climat . Il était très actif, surtout de nuit, ce qui a exigé des Belges une exceptionnelle résistance physique et psychique.)

3171 volontaires belges et 78 luxembourgeois s'engagèrent pour la Corée ; 2636 d'entre eux participèrent aux combats

2801 volontaires belges et luxembourgeois contractèrent un seul engagement ; 352 le firent deux fois et 18 trois fois.

Pertes

La guerre contre l'absolutisme communiste a exigé un lourd tribut :
La Corée du Sud fut entièrement dévastée et eut environ 1.300.000 victimes à déplorer tandis que les Nations Unies comptèrent 187.000 morts et 800.000 blessés.

Le bataillon belgo-luxembourgeois dans lequel de nombreux soldats coréens furent incorporés, eut à déplorer les pertes suivants :

Tués au combat : 101 Belges, 2 Luxembourgeois et 9 Coréens
Portés disparus : 5 Belges
Blessés ou mutilés : 478 Belges
Depuis son retour en Belgique, en juillet 1955 déjà plus de 1350 volontaires sont décédés

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Col Hre B.E.M. M. Watthé, Chef de peloton à la Cie C, puis Pronto (officier de transmissions) du Bataillon
de 1953 à 1955.

Vice-Président de la Fraternelle Royale du Corps de Volontaires pour la Corée (F.R.C.V.C)

 

 

 

En juillet 1955, les derniers éléments du Bataillon restés en Corée rejoignirent la Belgique et peu après, le prestigieux Corps de Volontaires pour la Corée fut dissous . En 2005, cinquante ans plus tard, le Col Hre M. Watthé relate ces événements dans l'article ci-après . Il y rappelle ce que fut la vie des Belges en Corée depuis le cessez-le-feu jusqu'à l'embarquement final.

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